Nos conseils de culture 

Nous sommes passionnés par le partage, l’échange d’astuces et de connaissances ainsi que la possibilité de rendre accessible dans les jardins et petites zones protégées, des végétaux source d’autonomie et de plaisir. Sur cette page nous vous partageons nos conseils et astuces afin de réussir au mieux vos cultures.

Les bases d'une culture réussie

Afin de coller au mieux aux besoins d’une plante, il est intéressant et important de connaître et de s’interroger sur son environnement naturel, surtout quand elle vient de loin. En effet appréhender son milieu, ses origines, va nous permettre d’adapter notre culture. Les besoins en chaleur, en humidité, le type de sol, les besoins en eau, sont différents d’un végétal à un autre et parfois même d’une variété à l’autre.

Plein air ou sous abri…

Une des questions qui revient souvent, est la question de la rusticité. Elle va influencer la première décision de se laisser tenter ou de renoncer à cette envie qui nous pousse à essayer des nouveautés.
Et la réponse n’est pas si facile... En effet beaucoup de paramètres vont jouer sur cette donnée importante et complexe. Beaucoup de plantes tropicales et subtropicales sont de nature sensible au froid. Des tests ont été menés sur certaines espèces sous nos latitudes et d’autres restent encore inexplorées.  Nous allons essayer de répondre à quelques interrogations en privilégiant les plantes proposées sur notre site.

Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’un froid va être différent selon deux grands critères : sa durée et son taux d’humidité. On le voit très bien, une plante peut être capable de résister plus facilement à un froid bref, sur une fin de nuit ou au lever du jour et subir plus de dégât s’il se prolonge. Surtout s’il est accompagné d’un ciel couvert, de brouillard ou qu’il a beaucoup plu dans les jours précédents. Les cellules des feuilles et de l’écorce ainsi que le système racinaire vont toujours être plus impactés en atmosphère humide.

Autre facteur important qui jouera un rôle crucial : le type de sol. La nature physico-chimique du sol est également un point clef : une plante qui évolue dans un sol qui ne lui correspond pas est vouée à se fragiliser. Asphyxie en sol trop lourd, compactant, ou encore détrempé,  mauvaises absorptions dues à des contraintes racinaires… vont rapidement créer des carences , des attaques de champignons pathogènes et épuiseront la plante. Cela aura pour effet de la rendre vulnérable aux insectes, maladies, mais également aux fortes variations de températures.

Il sera donc plus qu’important, avant de vous lancer, si vous souhaitez avoir de bons résultats, de prendre en compte ces paramètres. Même si un changement climatique s’opère depuis quelques années, n’hésitez pas à observer les moyennes de températures des dix dernières années dans votre zone de culture. Apprenez à reconnaître votre sol. Et adaptez les protections en fonction.
L’environnement sous serre est une protection face au froid et à l’humidité hivernale, mais pose aussi d’autres problématiques de gestion des insectes, maladies et montées en température estivale. Elle permettra, si elle est bien gérée, d’augmenter les récoltes et de vous offrir une bulle de protection indéniable.

À chacun sa place…

De manière générale et pour faire au plus simple :  

- Les passiflores auront besoin d’un sol assez drainant et bien pourvu en oligoéléments. On recherchera toujours l’équilibre plutôt que les apports ponctuels et spécifiques. En effet, certains compléments azotés par exemple, peuvent créer des failles dans les chaînes alimentaires et auront pour effet de favoriser le feuillage plutôt que la floraison et fructification. Niveau protection hivernale, n’hésitez pas à vous référer aux données proposées dans la description de nos variétés. 

J’adapte ma plante à mon sol.

Certaines plantes, qui pourront être greffées, auront l’avantage de pouvoir s’adapter à différents types de sol.
C’est le cas des agrumes , assez exigeants sur les structures et la chimie des sols, ils ne tolère généralement que très mal les sols calcaires et hydromorphes. Depuis plusieurs années des porte- greffes ont été sélectionnés afin de pouvoir les cultiver sur des horizons et structures de sol différentes. Permettant désormais une certaine souplesse dans l’éventail des possibilités.

Vous retrouverez les détails des porte-greffes d’agrumes  sur la page nos agrumes.

Conseils spécifiques pour la culture du vaniller.

Question substrat: Le substrat est un élément essentiel dans la culture des plantes. C’est le support de culture dans lequel les végétaux sont plantés ou semés. Les plantes y puisent les éléments nutritifs nécessaires à leur développement et à leur vie.

Voici les substrats qui peuvent être utilisé pour composé votre mélange pour la culture de la vanille. Chaque mélange devra être étudier en fonction de votre méthode de culture: 

- Le charbon végétal (Il peut être utilisé comme traitement préventif pour protéger les plantes contre les bactéries pathogènes et les champignons microscopiques. Il peut également améliorer les propriétés physiques, biologiques et chimiques du sol).
L’écorce de pins

- La fibre de coco ( très intéressante pour sa capacité de rétention de l’eau et également son maintien d’une bonne aération pour le système racinaire) 

- La sphaigne ( riche en oligoéléments essentiels, elle a une capacité énorme de rétention en eau : jusqu’à 20 fois supérieur à son poids) 

- la pouzzolane (cette roche volcanique naturelle, peut être utilisée pour améliorer la structure du sol et le rendre drainant et aérer à long terme)

Question pots: Vous l’aurez compris l’aération joue un rôle important dans le développement du vaniller le contenant devra donc être suffisamment aéré pour éviter le pourrissement ou la stagnation de l’eau. 

En haut: Culture en panier rempli de tourbe de coco et sphaigne, avec tuteur bois recouvert de fibre de coco. 
À drt: culture sur grillage rempli de mousse et écorces.

La question de l’arrosage: C’est une question cruciale dans la culture de la vanille, il est préférable de privilégier l’eau de pluie, légèrement acide et qui va éviter les dépôts sur les racines. Elle devra être à température ambiante afin d’éviter les chocs sur la plantes. L’arrosage devrait être effectué de préférence le matin afin que le feuillage ait le temps de se réessuyer pour éviter la formation de pourriture.

La fréquence d’arrosage dépendra des conditions de culture et du substrat utilisé. Cela peut aller d’un arrosage tous les jours à un arrosage tous les 10 jours. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il faut attendre que votre substrat sèche avant le prochain arrosage.

 

Question engrais: pour cultiver la vanille, il est recommandé d’utiliser un engrais riche en azote, en phosphore et en potassium. Les engrais pour orchidées sont également adaptés à la culture de la vanille .

Il est important de nourrir régulièrement vos plantes avec de l’engrais pour leur fournir les nutriments dont elles ont besoin pour se développer et fleurir. Les engrais doivent être appliqués toutes les deux semaines pendant la période de croissance active de la plante .

le choix du tuteur: Dans son milieu naturel, la vanille s’accroche le long des troncs pour atteindre les hauteurs. Parfois on peut la retrouver à plus d’une dizaine de mètres. Dans un espace de culture, impossible de la travailler dans ces conditions. Il est donc important de bien adapter son support qui doit dans l’idéal rester naturel. Ici nous utilisons tout simplement des branches droites de pins, de cerisiers ou d’autres… Pour l’attache au démarrage, de la fibre de bananier, mais du raphia fait aussi très bien l’affaire. La liane restant fragile il est important de ne pas la blesser ou l’étrangler avec un fils plastique ou câble métallique. De notre côté, les tuteurs mesures entre 1m80 et 2 mètres, quand la lianes atteint le sommet, nous effectuons une étape importante appelée le bouclage. Pour cela, nous décrochons le sommet de la liane délicatement, jusqu’à la ramener à 70/80 cm, et avec l’excédent nous effectuons une « boucle ». La liane se retrouve donc à ce moment en contact avec le sol à sa base et à son sommet en même temps. On veille à bien laisser la partie supérieure hors de terre, pour éviter qu’elle ne pourrisse. En quelques jours la liane aura repris le chemin du tuteur, avec en plus, une possibilité de recréer de nouvelles racines, qui lui apporteront encore plus de vigueur. L’opération sera répétée autant que nécessaire. 

Nous restons à votre écoute 

Si vous avez un doute, une interrogation, n’hésitez pas, nous restons disponibles par mail ou par téléphone